La Baraque Liberté

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Résidence du 17 au 30 septembre

 

Un permis à points de droit à la citoyenneté…

La Baraque Liberté, créée en 2014 sur le parking de la Cartoucherie de Vincennes, habite désormais la région des Hauts-de-France. Concrétisation d’une quête ardente et sans relâche, celle de 14 artistes emmenés par Caroline Panzera qui se sont réunis autour du sentiment de troupe et d’un savoir-faire, le théâtre qui, réinventé, laisse opérer sa force.

Avec ses douze lampadaires sonorisés qui se confondent aux lignes de notre quotidien, cette baraque à rêves, ce théâtre invisible et ouvert à tous les possibles, embarque les spectateurs au cœur de notre histoire commune, non pas comme simple constat, mais pour la faire avancer.


 

MADAME LA France – création 2019

2024 ,dans un village en France : un système de surveillance omniprésent permet de connaître les actes « non-citoyens ». Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur sans poser de questions. « Un permis à points de droit à la citoyenneté » a été mis en place. Des consignes de « comportement à adopter » pour gagner ou conserver ses points sont diffusés chaque jour sur la place du village par un « système sonore ». Tout comportement suspect, acte de résistance ou non-participation au règlement de la cité, est pénalisé par la perte de points. Tout citoyen qui atteint zéro point est passible de bannissement par catapultage. Ce jour-là, un « envoyé » du ministère vient annoncer sur la tribune de la place du village, installée à cet effet, les nouvelles règles de sécurité liées à l’état d’urgence.

 

L’interview de Caroline Panzera

Bienvenue La Baraque Liberté ! Ta création précédente, Bouc de là !, parlait d’un sujet d’actualité (les migrants aux portes de l’Europe). Cette nouvelle création qui se passe dans un futur proche fait beaucoup penser à 1984 d’Orwell. Pourquoi passer du réel à la fiction, voire à l’anticipation avec un sujet d’actualité ?

En écrivant MADAME LA France, je fais en effet un appel à l’œuvre d’Orwell où Big Brother est devenu une figure métaphorique du régime policier et totalitaire, de la société de surveillance, ainsi que de la réduction des libertés.

MADAME LA France– – une comédie, sera le deuxième volet de notre diptyque et reposera donc la même question que Bouc de là ! : « Alors…Madame la PUTE DE FRANCE ! Que fais-tu ? »

Écrire un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur et en rire. Oser dire nos peurs ! Oser les nommer ! Oser dire que l’humain continue de se repaître de la peur de l’autre, irrémédiablement. Pour tenter de faire comprendre les ressorts de notre monde actuel, je choisis de le recréer et de nous projeter quelques années dans le futur.

 

Dans Bouc de là ! le public était pris à témoin. Quelle sera la place du spectateur dans cette nouvelle création ?

Comme dans Bouc de là !, les spectateurs sont invités à une ouverture à la création, à l’échange et à la pratique artistique, à l’écriture et au jeu. Nous avons déjà mené cette expérience avec la première création et au regard des moments magiques que nous avons partagés, nous poursuivons. J’ai donc décidé d’ouvrir la participation dès les répétitions. Ainsi, puisque l’écriture du spectacle se fait au plateau sur la base d’improvisations, des groupes sont invités à nous rejoindre pour chercher à faire surgir le merveilleux.

La Baraque Liberté est une rue, un objet poétique mobile et un plateau de théâtre ouvert à tous, où souffle le vent d’un rapport intense à la création artistique originale. Je désire un théâtre en prise directe sur la réalité, qui ne soit pas un simple constat, mais un encouragement à changer les conditions dans lesquelles nous vivons. Je veux raconter notre histoire commune pour la faire avancer. C’est comme ça que j’entends le mot théâtre, c’est comme ça que je veux investir la Cité en tant qu’artiste, auteur et metteur en scène, mais aussi en tant que citoyenne.

Notre France me donne parfois envie de pleurer, de crier, d’hurler, mais elle me fait rire et je l’aime, alors j’ai envie de lui dire Madame. Je tâcherai de travailler avec raison et chercherai à trouver comment, à l’échelle d’une troupe, on peut déjà s’améliorer un peu, en s’interrogeant de plus près à ce que nous sommes en tant que peuple, en tant que citoyen, en tant qu’individu, pour, pourquoi pas, être déjà une pierre à l’édifice de la nouvelle civilisation qu’il faut faire naître.

 

AVEC

Écriture – sur la base de collecte et d’improvisations et mise en scène : Caroline Panzera Jeu – distribution en cours : Charlotte Andres, Sheila Maeda, Julie Jacovella, Amélie Kourim, Céline Broudin, Harold Savary, Nikola Carton, Patrice Riera, Raouf Raïs et Ghadirzadeh Hamideh Création musicale et musique live : Mathieu Boccaren Scénographie : Vincent Lefevre Masques et perruques : Céline Broudin Costumes : Sara Bartesaghi Gallo Lumières : Victor Arancio Construction : Philippe Gauliard Administratrice de production : Fannie Schmidt Chargée de production et de diffusion : Pauline Dumont
COPRODUCTIONS ET AIDES À LA CRÉATION Cirque Jules Verne – Pôle National Cirque et Arts de la Rue – Amiens / Festival Les Féron’Arts / Recherche en cours /// Demande de subvention en cours sur la compagnie : DRAC des Hauts-de-France / Région Hauts-de-France / SPEDIDAM / ADAMI

www.labaraqueliberte.fr